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 POUR OU CONTRE LE TELECHARGEMENT GRATUIT? (le 01/04/2006 à 20h19)

QUE PENSER DU TELECHARGEMENT GRATUIT ?

 

Depuis que vous avez l'internet haut débit, votre ordinateur est connecté 24h/24 sur des réseaux peer-to-peer, vous êtes perpétuellement en train de télécharger des films et de la musique, de façon totalement gratuite, et rendant ces fichiers disponibles pour d'autres personnes. Est-il vrai que votre comportement est nuisible pour l'économie française?

Lorsque vous téléchargez une oeuvre quelconque (film ou musique) sur internet, sans la payer, vous pouvez être dans trois situations potentielles :

 

1- Vous auriez acheté cette oeuvre si vous ne l'aviez pas téléchargée (vous seriez allé au cinéma, vous auriez acheté le disque ou le DVD, etc.). Dans ce cas, il est exact que vous occasionnez une perte pour les divers ayants droit de cette oeuvre.

 

2- Vous avez téléchargé quelque chose que vous n'auriez de toute façon jamais acheté. Dans ce cas, vous n'occasionnez aucune perte à personne. Bien au contraire : vous en profitez pour découvrir des oeuvres que vous n'auriez pas connues autrement. Ce qui peut vous amener dans la situation 3 :

 

3- En téléchargeant une oeuvre que vous n'auriez jamais achetée, vous avez découvert un auteur, un genre, une oeuvre... Et vous allez du coup faire des achats que vous n'auriez pas faits. Vous allez  voir en concert un musicien que vous ne connaissiez pas avant de l'avoir téléchargé; vous allez acheter le DVD d'un film pour faire un cadeau d'anniversaire à votre petit-neveu; vous irez revoir au cinéma, sur un grand écran, ce film qui vous a beaucoup plu sous forme de DivX filmé à la camera vidéo tremblotante (Screener), ou autres possibilités (achats de produits dérivés par exemple).

 

Pour connaître l'impact final de vos téléchargements, il faudrait identifier la part relative de ces trois cas : le premier nuit à l'activité économique dans le domaine culturel, le second est neutre, le troisième est bénéfique. Voici ce que l'on peut penser, si votre comportement est proche de celui de l'internaute téléchargeur moyen :

 

- L'essentiel de vos téléchargements relève de la seconde catégorie : des oeuvres que vous n'auriez jamais achetées de toute façon. Comme vous passez tant de temps à télécharger, il est fort probable que vous n'avez guère le temps de vous attarder sur ce que vous récupérez. Vous écoutez une fois cet album de untel que vous avez téléchargé, et l'essentiel du temps, vous ne le réécoutez pas; tout au plus en ressortirez-vous un morceau pour faire une musique d'ambiance lors d'une soirée avec des amis.

- L'effet numéro trois peut parfois se produire; mais sans doute pas très souvent. De même, les achats évités par vos téléchargements sont probablement rares. L'effet de vos téléchargements est donc a priori  indéterminé : tout dépend de la force relative des effets 3 et 1. Il faut y ajouter qu'en rendant ces oeuvres disponibles pour d'autres téléchargeurs, vous générez une externalité qui amplifie ces trois effets, chez les gens qui téléchargeront des choses chez vous.


Si l'on croit les maisons de disques et les divers représentants des lobbies culturels, l'effet le plus important est l'effet numéro 1. Cependant, leurs arguments pour le démontrer sont extrêmement contestables. Ils ont tendance à majorer les pertes que leur cause le téléchargement en P2P, faisant par exemple comme si tout ce qui était téléchargé est une vente manquée, relevant de la première catégorie. Leur autre argument est de dire que leurs ventes diminuent au fur et à mesure de la pénétration de l'Internet à haut débit dans les foyers. Or cet argument est doublement contestable.

- Premièrement, parce que l'effet est loin d'être aussi net que cela, et que les fluctuations des ventes peuvent provenir de raisons plus prosaïques, comme par exemple le fait que les stratégies des grandes entreprises de production culturelle, consistant à offrir des blockbusters sans grande saveur poussés par un marketing agressif, ont fini par lasser les consommateurs.


- Deuxièmement, parce que les journées n'ont que 24 heures; et que dès lors que les consommateurs ont un accès Internet haut débit, ils vont passer beaucoup de temps à surfer, discuter via différents types d'IRC, raconter leur vie sur un blog, jouer à des jeux vidéo, etc. Tout ce temps de divertissement ne sera plus consacré à faire du shopping dans une quelconque grande surface culturelle, ou à aller au cinéma. Il est donc assez naturel que l'essor de l'Internet haut débit s'accompagne d'une diminution des dépenses et du temps consacrés à d'autres formes de divertissement. Cela ne prouve donc pas que le téléchargement d'oeuvres sur Internet soit la principale explication de la baisse de fréquentation des cinémas et des ventes de disques.


C'est ce qui fait que lorsqu'ils essaient de mesurer à peu près objectivement l'effet du téléchargement sur l'activité des industries culturelles, les économistes ne parviennent pas à trouver d'effet très net. Certains en détectent un, d'autre pas; tout cela va dans le sens d'un effet assez faible. Donc, si vous avez peur de réduire le PIB français, ou de détruire la culture, vous pouvez dormir tranquille : ce n'est pas le cas.

Bien sur, Vous direz peut-être que la proportion d'internautes disposant du haut débit augmentant exponentiellement; et le téléchargement massif se généralisant, la conjoncture pourrait devenir différente, et la situation financière des artistes très compromise. Que l'extension du téléchargement en P2P pourrait à terme tarir toute nouvelle création artistique, les artistes perdant une part conséquente de leur rémunération si le premier effet devient prédominant. Mais ceci est extrêmement contestable. Après tout, la création artistique est l'une des plus anciennes activités humaines : les hommes de Cro-Magnon qui ont peint les grottes de Lascaux n'ont pas perçu beaucoup de droits d'auteur. Les créateurs disposent de multiples moyens de continuer de percevoir des revenus provenant de leur activité artistique. Le régime de la licence obligatoire qui prévaut pour les diffusions radiophoniques et publiques des oeuvres musicales; les revenus issus de représentations (concerts par exemple); la vente à prix élevé de disques ou de DVDs "collector" apportant aux acheteurs des éléments non copiables (un T-shirt numéroté à l'effigie de l'artiste, une photo dédicacée, un ticket de concert, l'accès à un site Internet privatif...); la publicité; la vente de produits dérivés; les oeuvres de commande (comme par exemple la musique officielle de tel ou tel évènement public); et enfin, le mécénat ou sa forme moderne, la subvention publique financée par l'impôt. Il n'y a donc pas de raison de s'inquiéter pour les créateurs; il est vrai par contre que certains circuits de distribution pourraient connaître des difficultés. Mais c'est la rançon du progrès technologique; eux-mêmes ont après tout en leur temps remplacé d'autres circuits de distribution.

 

Il n'est pas interdit, par ailleurs, de se souvenir que le PIB et les revenus monétaires ne constituent pas forcément une mesure très satisfaisante de la satisfaction et des avantages apportés par une activité. De nombreux créateurs cherchent surtout à être appréciés d'un grand nombre de personnes. La rémunération constitue alors un à-côté agréable, mais on peut fort bien imaginer que pour beaucoup d'auteurs, la diffusion accrue permise par le partage de fichiers apporte une notoriété qui apporte une satisfaction compensant largement la perte de recettes directes - notoriété qui peut d'ailleurs être source indirecte de revenus, sur le type décrit dans le paragraphe précédent.

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 La Loi Masculine (le 02/03/2006 à 06h47)

La loi masculine

Mesdames,

- Les seins des femmes sont fait pour être regardés et c’est pour cela qu’on les mate.
N’essayez pas de changer cela

- Apprenez à utiliser la lunette des W.C.. Vous êtes des grandes filles. Si la lunette est relevée, abaissez-la. Nous, on a besoin de la relever, vous, vous avez besoin de la baisser. Et vous ne nous entendez pas nous plaindre de devoir la relever, non?

- Samedi
 c’est sport !.
C’est comme la pleine lune ou les marées: un phénomène naturel sur lequel aucun être humain ne peut avoir de prise.

- Le Shopping n’est PAS un sport. Et non, il n’est pas question que l’on change un jour d’opinion là dessus.

- Pleurer, c’est du chantage.

- Demandez ce que vous voulez directement et clairement. Pour être sûr que vous compreniez bien:

  Les allusions subtiles, on ne comprend pas !

  Les allusions claires, on ne comprend pas !

  Les allusions évidentes, on ne comprend pas !

DITES LE, UN POINT C’EST TOUT !

- "OUI" et "NON" sont des réponses parfaitement acceptables pour n’importe quelle question.

- Un mal de tête qui dure 17 mois, c’est une maladie. Consultez un médecin.

- N’importe quelle chose que nous avons pu dire il y à de 6 mois n’est pas acceptable comme argument lors d’une dispute.
En fait, tous nos commentaires sont nuls et inutilisables après 7 jours.

- Si vous vous trouvez trop grosse, c’est que vous l’êtes probablement. Inutile de nous le demander.

- Si une chose que nous avons dite peut être interprétée ou comprise de plusieurs manières, et que l’une de ces manières vous rend triste ou en colère, alors, considérez que nous voulions donner un autre sens à ce que nous avons dit .

- Vous pouvez nous demander de faire quelque chose ou bien nous dire comment vous aimeriez que cette chose soit faite.
Pas les deux.
Si vous connaissez déjà la meilleure manière de faire cette chose, faite la vous-même.

- Si ça démange, il faut se gratter. C’est naturel, et c’est ce qu’on fait.

- Si on demande “Qu’est-ce qui ne va pas ?" et que la seule réponse qu’on obtient c’est ”rien", on agira comme si tout était OK. On sait que vous mentez dans ces cas-là, mais on a aucune envie de chercher à en savoir plus.

- Si vous posez une question pour laquelle vous ne voulez pas entendre de réponse, alors attendez-vous à une réponse que vous n’aimerez pas.

- Quand on doit sortir ensemble quelque part, quelque soit votre tenue, elle vous ira formidablement, vraiment .

- Ne nous demandez pas à quoi on pense, à moins que vous ne souhaitiez parler de sexe, de sport ou de voitures.

- Vous avez suffisamment de vêtements

- Vous avez trop de chaussures

- Merci d’avoir lu ceci jusqu’au bout.
Oui, je sais, je vais devoir coucher sur le canapé ce soir, mais saviez-vous que les hommes ne détestent pas ça et considèrent cela comme du camping ?

Transmettez ceci à tous les mecs que vous connaissez pour qu’ils rient un bon coup !
Transmettez ceci à toutes les nanas que vous connaissez pour les éduquer un peu !

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 Vieillir (le 26/02/2006 à 00h12)
                     VIEILLIR
 
  Ma jeunesse est finie, ma jeunesse est partie
Je reste sur le cul avec quarante ans d’âge
J’ai pris le pucelage de la maturité
Me voilà qui grisonne, me voilà qui bedonne
Je tousse et je déconne, déjà déjà déjà
Ah quand j’étais jeune homme, que j’étais heureux !

Comme un lézard au soleil, regardant mes orteils brunir au bord de l’eau

Et mon abencérage, dresser son chapiteau 
Les années comptaient peu, les jours étaient légers
Et toutes les nuits douces, le ciel était bien bleu
Les lunes étaient rondes , la neige était bien tiède
Les blondes étaient blondes 
J’avais une cravate en soie naturelle
Le mollet fort agreste,  le pied bon comme l’œil
Oui , oui, mais maintenant, c’est bien bien différent
Je suis à bout de course , je dévale la pente
Dies irae dies , illa’ sic’ ibo ad astra
Mais comme ce farceur, tombant d’un ascenseur
Disait aux spectateurs des différents étages qui le regardaient choir
"Jusqu’à présent ma foi ça ne va pas trop mal"
J’espère fermement que ça continuera encore un peu comme ça.
Ainsi malgré les ans, la ride et l’urinal
Le bide et l’emphysème, la toux et un moral
Tant soit peu nostalgique philosophiquement
Je vieillis essayant de jouir de mon reste
Sans feu et sans charbon, sans lard et sans lardons
Sans œufs sans cinéma, sans whisky, sans soda
Sans beurre, sans taxi, sans thé ni chocolat
J’écris quelques poèmes, qui valent je l'espère
Ceux que j'élaborais lorsque j'avais vingt ans
Je les signais d'ailleurs de la même façon
q-u-e-n-e-au r-a-i-grec mond
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